Par nyko | Le 22 avr 2008 à 23:18 |
râler pour râler
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Propos du Ministre de la
Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors
d'une réunion de la Fondation Concorde , proche de la majorité
actuelle
'Les retraités de la fonction
publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont
inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un
retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il
faudra résoudre ce problème.'
> 'Le grand problème de l'État,
c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour Faire passer un
fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau , il
faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle],
mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps
morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je
vais les remplacer par cinq filières
professionnelles qui permettront la mobilité des ressources
humaines : éducation, administration générale, économie et finances,
sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de
l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois
inutiles.'
> 'A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants
avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis
2000.'
> 'Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais
impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions
considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France,
c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous
psychologiques.'
> 'C'est sur l'Éducation nationale que doit
peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction
publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation
nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back
office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment
faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] :
on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail,
on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus
délicat. Il faudra faire un grand audit.'
>
>
'Le problème que nous avons
en France, c'est que les gens sont contents des services
publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école
fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un
discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise
majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans
paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme
des tortues.'