nyko | 08 août, 2008 16:35
Merci Mesdames et messieurs les premiers ministres allemand, italien, polonais anglais, monsieur le président brésilien , monsieur le secrétaire de l'ONU pour n'avoir pas été présent à la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques à Pékin marquant ainsi votre désaccord avec le pouvoir chinois.
Nicolas
Sarkozy a assisté finalement à la cérémonie A trop avoir voulu ménager la chèvre et le chou, le
président français enregistre un revers de taille. Au poker
diplomatique il faut avoir des atouts dans sa manche ou des nerfs
solides. Nicolas Sarkozy n’a ni l’un ni l’autre. La France se voit
remise à sa place. Une puissance moyenne tolérée dans la cour des
grands mais dont les fanfaronnades et coups de menton de son président
n’impressionnent personne.
Pékin
express. Une dizaine d’heures au mieux sur place pour 36 heures de
voyage. Nicolas Sarkozy a cédé aux sirènes prochinoises, aux craintes
des milieux financiers et économiques français très inquiets de se voir
mis au ban d’un marché très prometteur .
Sans
crainte du ridicule, le vice-président de l’UMP a affirmé que « Nicolas Sarkozy est dans la tradition du général de
Gaulle et de Jacques Chirac car il est dans la lignée des grands
présidents de la République française qui ont tous respecté cette
vieille civilisation chinoise ».
C’est
toute la question de la symbolique politique qui est posée. Il est évident qu'un boycottage des Jeux était impensable mais pas celui de la cérémonie là où le pouvoir
chinois se met en scène.
La
valse-hésitation française est caricaturale. Sensible au mouvement de
protestation qui avait entouré le passage de la flamme olympique à
Paris le président de la République proclamait haut et fort le
10 juillet au parlement de Strasbourg : « Ce n’est pas à la Chine de
fixer mon agenda et mes rendez-vous ». Cette affirmation faisait suite
à la demande de l’ambassadeur de Chine de ne pas rencontrer le
dalaï-lama, présent en France du 11 au 23 août.
Le
positionnement français est à apprécier à l’aune de l’attitude adoptée
par les autres capitales. Or les autres chefs d’Etat ou de gouvernement
Merkel, Brown ou Bush ont fait le choix inverse de rencontrer l’exilé
tibétain. Et de le faire savoir.
33 ans, marié, papa de 4 jeunes enfants, prof et maire